L’indignité est la perte des droits successoraux de l’héritier qui a commis des fautes très graves à l’égard du défunt.

Un héritier peut être exclu de la succession pour raison d’indignité.

En fonction de la gravité des faits commis, elle est automatique (Article 726 du Code Civil : avoir volontairement donné ou tenté de donner la mort au défunt ; avoir volontairement porté des coups ou commis des violences ayant entraîné la mort du défunt sans intention de la donner) ou prononcé suite à une décision de justice (Article 727 du Code Civil : par exemple celui qui est condamné pour témoignage mensonger porté contre le défunt dans une procédure criminelle).

Les enfants de l’indigne ne sont pas exclus de la succession du défunt par la faute de leur parent : ils peuvent venir à la succession du défunt non seulement de leur propre chef mais également par représentation de l’indigne.